Lors de notre réunion de travail cette semaine, une chose est apparue clairement : oui, à gauche, on doit aussi parler de sécurité. Mais on refuse d’en faire un slogan simpliste ou un outil de peur.
Parce qu’en ville, la sécurité n’est pas qu’une affaire de “faits divers”. C’est aussi une question de justice. Des chercheurs l’ont bien montré : la sécurité fonctionne souvent comme une ressource inégalement répartie. Certains quartiers sont sur-protégés, d’autres oubliés, et parfois stigmatisés comme “à problème”. À force de désigner des zones “dangereuses”, on finit par enfermer des habitant·es dans une image, et par ignorer leurs réalités. Et surtout : la sécurité des un·es peut produire l’insécurité des autres, quand on contrôle, qu’on repousse, qu’on ferme, qu’on limite des libertés, qu’on déplace les problèmes plutôt que de les résoudre.
À Voiron, ville à taille humaine, nous voulons sortir de cette logique. La question n’est pas seulement “comment sécuriser”, mais comment permettre à chacun et chacune de se sentir bien, à sa place, dans l’espace public. C’est exactement pour cela que nous parlons de tranquillité publique : une approche globale qui relie prévention, cadre de vie, lien social, présence humaine et services publics accessibles.


